Tamsin en Haïti

Bonjour !

La connexion a été difficile ces dernières semaines… Voilà mes dernières nouvelles. Mon séjour se passe toujours bien et je me sens vraiment bien à ma place ici! J’ai beaucoup de plaisir à enseigner l’anglais et à échanger avec les élèves. Ils m’enseignent énormément sur la culture haïtienne. Tous les samedis matin, je joue au basket avec certains élèves. Il y a toujours des spectateurs, car il est très rare de voir une fille faire du sport en Haïti!

A l’école, certains enfants ne mangent pas à leur faim !
La situation actuelle du pays est très difficile pour la population. Le prix des produits a doublé ces dernières semaines… et continue à augmenter! De nombreux Haïtiens avaient déjà de la peine à se nourrir chaque jour. A présent, même la moyenne classe est concernée… Comme l’école EPI accueille des enfants de tout milieu social, cela nous touche de près, car nous savons que certains enfants ne mangent pas à leur faim…
Il y a quelques semaines, la population a manifesté contre la hausse des prix dans la ville des Gonaïves, sans trop de dégâts. Par contre à Port-au-Prince et au sud du pays, il y a eu de gros dégâts sur des bâtiments.

Un rappel traumatisant du cyclone Jeanne
Il y a deux semaines, nous avons eu de la pluie pendant toute la journée. Ce qui est rare, car normalement s’il pleut, c’est juste un court moment pendant la journée. Lorsqu’il y a eu le cyclone Jeanne en 2004, la pluie n’ a cessé de tomber pendant toute la journée. Alors à chaque fois que la pluie tombe assez longtemps, les Gonaïviens ont peur. Ça leur rappelle de mauvais souvenirs. Ce jour-là, très peu de gens étaient dans la rue et à l’école seulement 30 élèves sur 240 sont venus. C`était impressionnant de voir que la plaie de ce cyclone est encore bien présente chez les Gonaïviens…
A l’Eglise, je participe à un cours de disciple qui a lieu tous les vendredis. Cela m’impressionne de voir à quel point certains connaissent bien leur Bible. Ces cours m’encouragent beaucoup à lire régulièrement dans ma Bible et j’apprends énormément. On passe aussi de bons moments à discuter et à partager. Je suis très encouragée dans ma foi et chaque jour je vois à quel point Dieu a préparé mon voyage. J’apprends à lui faire davantage confiance.

Des réactions contrastées à la présence de blancs

Autrement avec les filles, on va une fois par semaine en tap-tap (sorte de taxi-bus) au marché dans le centre-ville, pour sortir un peu du cadre école-maison. On se fait remarquer partout, car les gens croisent peu de blancs dans la ville et de plus on utilise les transports publics, ce qui est encore plus rare. Les commentaires sont très variés. Certains sont contents de nous voir et parlent avec nous. Pour d’autres, « blanc » est égal à argent. D’autres encore n’ont pas tourné la page de leur passé de colonisation… ils nous voient d’un mauvais oeil et peuvent être assez méchants. Ces regards et commentaires-là ne sont pas toujours évidents à entendre !
Une chose est vraie et on l’entend souvent : c’est que nous “les personnes des pays développés”, nous pouvons aller partout où nous voulons tandis que les Haïtiens ont énormément de difficultés à sortir de leur pays. Ils ont besoin d’un visa même pour la République dominicaine, le pays d’à côté !

4 jours de vacances à Port-au-Prince

Actuellement, je suis à Port-au-Prince pour 4 jours de vacances, chez une Américaine mariée à un Haïtien. Nous profitons de manger de la bonne cuisine américaine, de prendre des douches chaudes, de regarder la télé, de consulter internet… L’électricité alimente la maison en permanence, les supermarchés sont ouverts… le luxe en Haïti! Ça fait du bien de retrouver du confort pour quelques jours et de se reposer!
Dimanche (le 4 mai), nous rentrons aux Gonaïves. Il ne me restera plus que 7 semaines avant mon retour en Suisse.
Bonne semaine à chacun!
God bless you !
Tamsin

mai 5, 2008 Publié par | Uncategorized | 1 Commentaire

   

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